
squirt
Abordons un sujet entouré de nombreuses idées préconçues, où ce que l’on croit savoir oscille souvent entre approximations et erreurs. Alors, les femmes fontaines, mythe ou réalité ? Qu’est-ce que le « squirt » exactement ? Quelle est la différence entre le squirt et l’éjaculation féminine ? Pas besoin de chercher sur Google ou d’autres plateformes pour avoir des réponses, on vous explique tout ici avec des informations claires et fiables.
Le squirt, un mythe ? Absolument pas !
Longtemps ignoré par la médecine occidentale et passé sous silence dans les discours et écrits, notamment sous l’influence de l’Église qui rejetait le plaisir féminin, le squirt est pourtant reconnu depuis l’Antiquité dans de nombreuses cultures à travers le monde. En Chine, au Japon, ou encore en Inde, il était même célébré et considéré comme une véritable source de puissance. Aujourd’hui encore, son tabou et sa méconnaissance font qu’il est parfois minimisé, ignoré, ou réduit à une pratique exclusive au cinéma pour adultes. Pourtant, le phénomène est bel et bien réel !
Le squirt dans le porno mainstream : souvent mis en scène
Il n’est pas rare de tomber sur des scènes de squirt sur des plateformes comme Pornhub, où des jets spectaculaires évoquent une fontaine digne de Las Vegas. Il est temps de remettre les choses au clair : c’est, dans la grande majorité des cas, une mise en scène.
De nombreuses actrices ont confirmé que ces effets sont souvent obtenus avec des astuces comme l’utilisation d’eau insérée au préalable dans le vagin à l’aide d’une poire, ou tout simplement grâce à un jet d’urine, synchronisé avec une « Action ! » du réalisateur. Dans la vraie vie, le squirt peut parfois ressembler à un jet, mais il s’agit bien plus souvent d’un écoulement discret, parfois même imperceptible.
Le squirt, c’est quoi exactement ?
Le squirt est un liquide vésical qui provient de la vessie. Son analyse chimique révèle qu’il contient environ 5 % d’acide urique et d’urée, ce qui le rend similaire à une urine très diluée. Elle est influencée par la quantité d’eau consommée au cours de la journée. Mais pas d’inquiétude : le squirt est inodore et incolore, loin de toute connotation « sale ».
Le squirt, un geyser ? Pas vraiment
Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, le squirt ne ressemble pas à une cascade spectaculaire. Bien que la quantité de liquide libérée (environ 200 mL) soit plus importante que celle de l’éjaculation féminine classique (environ 5 mL), cela ne signifie pas qu’il s’agit de véritables geysers. En réalité, ce phénomène peut être discret et même passer totalement inaperçu pendant l’acte.
Le squirt provient bien de la vessie : vrai
La question revient souvent : qu’est-ce que le squirt, exactement ? Pour commencer, ce n’est pas de la cyprine, ce liquide sécrété à l’entrée du vagin pour assurer la lubrification. Ce n’est pas non plus des leucorrhées, ces pertes blanches naturelles qui participent au nettoyage du vagin. Alors, qu’est-ce que c’est ?
Bien qu’il ne s’agisse pas d’urine à proprement parler, le squirt en est très proche. Des études scientifiques ont analysé sa composition, révélant un liquide clair contenant de l’urée et de la créatinine, des éléments également présents dans l’urine, mais en quantités beaucoup plus faibles. Bref, le squirt est unique, tout en ayant un lien direct avec la vessie.
Le squirt et la vessie : comment ça fonctionne ?
Selon l’étude mentionnée précédemment, même si la vessie est vidée avant un rapport, elle peut se remplir très rapidement sous l’effet de l’excitation sexuelle. Pourquoi ? Comme l’explique @orgasme_et_moi : « Pendant l’excitation, la fréquence cardiaque augmente et la pression artérielle grimpe. Pour réguler cette pression, le corps réduit la quantité de liquide dans le sang, notamment via la transpiration ou la production accélérée d’urine par les reins. C’est pour cette raison que la vessie peut se remplir à nouveau, même après avoir été vidée avant l’acte. »
Si une femme va aux toilettes avant de passer à l’action, le squirt sera souvent très clair et presque inodore. En revanche, si elle ne vide pas sa vessie avant l’acte, le liquide peut avoir une légère odeur d’urine, puisqu’il peut se mélanger à ce qui restait dans la vessie. Dans tous les cas, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. La sexualité peut être un peu désordonnée, et c’est tout à fait normal. Il faut simplement penser à adopter une bonne hygiène intime après pour éviter les infections.
Tout le monde peut squirter, mais tout le monde ne le fait pas
Toutes les personnes dotées d’un vagin possèdent la capacité de squirter, car il s’agit d’un phénomène physiologique lié à la mécanique du corps. Cependant, comme le sujet reste largement méconnu et peu étudié, beaucoup ignorent ce mécanisme ou s’interrogent lorsqu’il survient. Le manque d’information et d’éducation à ce sujet contribue à entretenir un flou autour de cette expérience naturelle.
Le squirt et l’éjaculation féminine ne sont pas la même chose : voici pourquoi
L’éjaculation féminine ne provient pas de la vessie, mais des glandes para-urétrales. Elles sont également appelées glandes de Skene (bien qu’on puisse questionner la pertinence de nommer des parties des organes génitaux féminins d’après des hommes). Ces glandes, situées près du méat urinaire, sont considérées comme l’équivalent de la prostate masculine.
Lors de l’excitation, elles produisent un liquide, similaire à celui de la prostate chez les personnes à pénis, qui a pour rôle de transporter les spermatozoïdes. Cependant, chez les personnes à vulve, ce liquide ne semble pas avoir de fonction physiologique précise. Certains spécialistes estiment que ces glandes sont une forme embryonnaire de prostate qui, en présence de chromosomes XY, se serait développée davantage. C’est aussi le cas des tétons chez les hommes. Ils restent présents bien qu’ils se seraient transformés en seins chez une personne née femme.
Peut-on apprendre à squirter ? Pourquoi pas, mais avec des nuances
Il n’existe pas de méthode universelle pour déclencher un squirt, car chaque corps est unique. Cependant, certaines techniques peuvent aider. Tout commence souvent par une stimulation clitoridienne, qu’elle soit interne, externe, ou une combinaison des deux, généralement effectuée par tapotement ou frottements rapides.
Le plus important reste d’accepter l’expérience telle qu’elle est. Le squirt peut être un peu désordonné, mais cela fait partie du processus. Il faut préparer un plaid ou un drap imperméable pour plus de confort, et s’assurer de se sentir en confiance et détendue pour profiter pleinement de l’instant.
Bienvenue sur mon blog, je partage astuces et trouvailles pour inspirer les femmes à vivre pleinement. Dans mon univers, où la féminité s’exprime sans fioritures, au gré de mes conseils authentiques et de mes découvertes audacieuses. Bonne lecture 🙂